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CRISE SANITAIRE

La crise sanitaire a forcé 200 000 à 400 000 personnes à recourir à l'aide alimentaire

 

 

À l'heure où le gouvernement met la dernière main à son projet de « chèque alimentaire », l'Insee a publié hier une étude montrant que « la crise sanitaire a accentué la précarité des bénéficiaires de l'aide alimentaire ». Entre deux et quatre millions de personnes, selon les sources, ont recours en France à un dispositif d'aide alimentaire.  

 

 

La crise sanitaire a non seulement augmenté le nombre de personnes devant recourir à l’aide alimentaire – d’environ 10 % – mais elle a, de surcroît, fortement dégradé les conditions de vie de ceux qui y avaient déjà recours avant la crise. Ce sont les conclusions de la dernière enquête Insee Première, parue hier. 

Profils divers

La notion d’aide alimentaire recouvre plusieurs dispositifs, rappelle l’Insee, qui s’appuient essentiellement sur les associations et sur les collectivités locales : colis ou paniers alimentaires, épiceries solidaires, distribution de repas, aides financières directes (bons d’achat notamment). Ce sont les colis qui sont les plus utilisés (70 % des personnes s’étant rendues en 2021 sur un site d’aide alimentaire y ont eu recours), les centres de distribution de repas n’attirant que 12 % des « recourants », selon le terme utilisé par l’Insee. 

L’Institut reconnaît qu’il est très difficile d’estimer le nombre total de recourants à l’aide alimentaire, les différentes enquêtes nationales réalisées utilisant des méthodes très différentes. « En corrigeant au mieux ces différences, on aboutit à une estimation du nombre de bénéficiaires sur une année compris entre deux et quatre millions de personnes », explique l’Insee. Environ 10 % d’entre eux auraient été forcés de se tourner vers l’aide alimentaire du fait de la crise sanitaire, soit entre 200 000 et 400 000 personnes, ce qui est considérable. 

Le profil des recourants diffère selon le type d’aide demandé : le recours au colis (qui consiste souvent à venir chercher des denrées pour l’ensemble d’un ménage) est majoritairement le fait de femmes (72 %) ; à l’inverse, les associations qui servent des repas accueillent majoritairement (77 %) des hommes. 

« Parmi les recourants aux colis et aux épiceries sociales, 83 % vivent dans leur propre logement (52 % en logement social), reflétant notamment le fait que ce type d’aide suppose de disposer de l’usage d’une cuisine pour préparer les denrées récupérées. La situation est très différente pour les personnes fréquentant les distributions de repas : parmi elles, 68 % n’ont pas de logement personnel et, en particulier, 23 % sont des personnes sans abri. »  Les recourants sont très rarement propriétaires d’un logement (5 %), et majoritairement locataires du parc social (46 %). 

Environ la moitié des recourants sont des immigrés. 

Détérioration de l’état de santé

L’enquête de l’Insee, bien loin des poncifs sur les « assistés », révèle que 64 % des recourants ont longtemps reporté leur recours à l’aide alimentaire en raison de « la gêne ou de la honte ». 

Plus d’un quart des personnes recourant à l’aide alimentaire a bénéficié, la même année, « d’aides autres qu’alimentaires »  de la part d’une association ou d’un CCAS (aides financières, aides matérielles notamment articles pour bébés et fournitures scolaires). 18 % ont reçu une aide pour effectuer des démarches administratives. 

La crise sanitaire, constate l’Insee, a eu « de sévères conséquences sur les bénéficiaires de l’aide alimentaire » : 44 % des recourants ont vu leurs revenus diminuer entre mars 2020 et décembre 2021 et 50 % ont constaté une hausse de leurs dépenses. L’état de santé psychique de la moitié des recourants s’est détérioré pour la moitié des personnes, et l’état de santé physique pour un tiers. 

Précarité en hausse chez les étudiants

L’enquête pointe également la question préoccupante de la pauvreté chez les étudiants. Selon l’enquête, 4 % des étudiants auraient recours à l’aide alimentaire, mais l’Insee lui-même estime que ce chiffre est probablement sous-estimé. La crise sanitaire a joué un rôle extrêmement important dans cette catégorie : 83 % des étudiants recourant à l’aide alimentaire disent avoir commencé à le faire après mars 2020. Ce qui confirme que la crise a lourdement accentué la précarité chez les étudiants, du fait, d’une part, de la disparition pendant des mois des « jobs »  étudiants et, d’autre part, « de la baisse des aides informelles du fait des restrictions de déplacement (impossibilité de revenir chez leurs parents par exemple) ». Ce à quoi il faut ajouter la fermeture des restaurants universitaires, qui a conduit des milliers de jeunes à ne plus être en mesure de manger tous les jours.

(Source: Article de Franck LEMARC pour Maire-Info 30/06/2022)

 

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